Questions générales
Qu’est-ce que la messe ?
La messe est la grande prière de l’Église* : le culte public rendu à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, par la communauté des chrétiens.
Rassemblés autour du prêtre, les fidèles écoutent la Parole de Dieu, prient ensemble et célèbrent l’Eucharistie*.
Mais la messe est surtout une rencontre vivante avec le Seigneur. Jésus s’y rend présent d’une manière unique : par sa Parole, et surtout dans l’Eucharistie, où le pain et le vin consacrés deviennent réellement son Corps et son Sang. Jésus lui-même nous l’a enseigné : “Ceci est mon corps ; Ceci est mon sang” (Marc 14,22).
La messe fait mémoire du sacrifice* de Jésus sur la Croix et le rend présent aujourd’hui. Elle nous invite à recevoir son amour, à communier à sa vie, puis à en témoigner dans le monde.
Comment se déroule une messe ?
La messe est un dialogue priant entre le prêtre*, qui préside la célébration, et l’assemblée* des fidèles. Ce dialogue est rythmé par des réponses, des chants, des silences et des prières communes.
Elle comprend quatre grands temps : les rites initiaux, la liturgie* de la Parole, la liturgie eucharistique et les rites de conclusion.
Les deux grandes parties de la messe sont la liturgie de la Parole*, où l’on se met à l’écoute du Seigneur à travers la lecture de la Bible, et la liturgie eucharistique*, où l’on célèbre le sacrifice du Christ, rendu présent dans le pain et et le vin consacrés.
En résumé :
- Les rites initiaux, qui préparent l’assemblée à entrer dans la célébration.
- La liturgie de la Parole, où l’on écoute les lectures bibliques et l’Évangile.
- La liturgie eucharistique, cœur et sommet de la messe, où le pain et le vin sont consacrés et deviennent le Corps et le Sang du Christ.
- Les rites de conclusion, où les fidèles sont bénis et envoyés vivre leur foi dans le monde.
Aller plus loin sur le site du Vatican.
Que fait-on à la messe ?
Pendant la messe, l’essentiel n’est pas d’abord de “faire quelque chose”, mais de se rendre disponible intérieurement : écouter, prier, répondre avec l’assemblée, chanter, ouvrir son cœur à ce que Dieu veut donner.
Les gestes de la messe nous aident à participer avec tout notre être : se lever, s’asseoir, s’agenouiller, s’incliner, faire le signe de croix, se frapper la poitrine…
On ne vient donc pas à la messe comme à un spectacle que l’on regarde de loin. On y participe corps et âme, avec toute l’Église, en s’unissant au mystère du Christ qui s’offre par amour pour nous.
Aller plus loin sur le site du Vatican.
Qui peut venir à la messe ?
Pas d’inquiétude : la messe n’est pas un club privé. Pas besoin de billet, de réservation, ni de tout connaître pour venir !
Tout le monde peut assister à la messe : catholiques, chrétiens d’autres confessions, croyants d’autres religions, athées, personnes curieuses ou simplement de passage.
En revanche, la communion* eucharistique est réservée aux catholiques préparés et disposés à la recevoir selon la foi de l’Église. Cela suppose de croire en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, d’être en communion avec l’Église, et de ne pas avoir conscience d’un péché grave non confessé.
Si vous ne pouvez pas communier, vous pouvez vous avancer les bras croisés sur la poitrine pour recevoir une bénédiction*.
Comment faut-il être habillé ?
Pas de dress code ni d’uniforme requis pour aller à la messe !
Il est simplement demandé d’avoir une tenue correcte, sobre et respectueuse.
L’idée n’est pas de se faire remarquer, mais de s’habiller avec respect, parce qu’on entre dans un lieu sacré, pour vivre un temps de prière solennelle.
Pour la messe du Dimanche, certains n’hésitent pas à faire un effort vestimentaire et à “s’endimancher” afin d’honorer plus particulièrement ce grand jour.
Mais pas de pression : le Seigneur regarde le cœur, et non les apparences ! Et la messe n’est pas un concours de beauté…
”Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur.” (1 Samuel 16,7)
Combien de temps dure une messe ?
Une messe en semaine dure généralement autour de 30 minutes.
Le dimanche, elle dure plutôt entre 1 heure et 1h15.
Lors des grandes fêtes, comme les Rameaux, Noël ou Pâques, elle peut durer 1h30 ou davantage, selon les chants, l’homélie*, les rites particuliers et le nombre de fidèles.
Qu’est-ce qu’un prêtre ?
Un prêtre est un homme ordonné, c’est-à-dire qu’il a reçu le sacrement* de l’Ordre pour servir Dieu et les fidèles.
Sa mission est d’annoncer la Parole de Dieu, de célébrer les sacrements et d’accompagner les personnes dans leur vie chrétienne.
Pendant la messe, le prêtre préside la célébration. C’est lui qui, au nom du Christ et de l’Église, prononce les paroles de la consécration : le pain et le vin deviennent alors le Corps et le Sang du Christ.
Le prêtre n’agit donc pas en son propre nom. Il est au service du Christ et de son Église, en communion avec son évêque.
Il n’est pas un “surhomme”, mais un homme qui a répondu à l’appel de Dieu. Sa vocation reste un grand mystère : le saint curé d’Ars disait même que, si le prêtre comprenait vraiment ce qu’il est, “il mourrait” !
Dans l’Église catholique latine, le prêtre s’engage aussi au célibat, à l’image du Christ, pour se donner pleinement à Dieu et à sa mission.
Quels sont les vêtements du prêtre ?
Pendant la messe, le prêtre porte des vêtements liturgiques. Ils ne sont pas là pour “faire joli” : ils rappellent que la messe est un acte sacré, et que le prêtre agit au service du Christ et de l’Église.
Il revêt d’abord une aube, vêtement blanc qui rappelle le baptême et symbolise la pureté.
Il porte ensuite une étole, longue bande de tissu, signe de son ordination et de sa mission de prêtre.
Par-dessus, il porte souvent une chasuble, grand vêtement sans manches, dont la couleur change selon le temps liturgique ou la fête célébrée.
Il existe 4 couleurs liturgiques :
- le blanc, utilisé pour les fêtes, spécialement pendant le Temps Pascal et le temps de Noël ;
- le rouge, couleur de l'amour et du don, couleur du sang versé, celui du Christ bien sûr et celui des martyrs. On utilise aussi le rouge pour la Pentecôte, en raison entre autres des langues de feu ;
- le vert, couleur de la croissance et de l'espérance, utilisé pour le temps ordinaire liturgique qui dure 34 semaines ;
- le violet, aux temps de l’Avent et du Carême. Ce sont des temps de conversion et de purification pour préparer nos cœurs à célébrer Noël et Pâques. Il peut être utilisé aussi pour les funérailles ;
- d’autres couleurs peuvent être utilisées en fonction des célébrations et du calendrier (or, rose, noir, bleu…)
Pourquoi le silence a-t-il une place si importante à l’église ?
Le silence manifeste une attitude de respect, et aide à entrer dans le recueillement et la prière.
À l’église*, nous ne sommes pas dans un lieu ordinaire, mais dans un espace consacré à Dieu. Le silence contribue à créer une atmosphère qui permet de mieux écouter la Parole de Dieu, de prier intérieurement et de prendre conscience du caractère sacré* de la célébration.
Le moment le plus silencieux de la messe est aussi le plus important : celui de la consécration*, où s’accomplit le grand mystère de la transformation du pain et du vin en Corps et Sang de Jésus-Christ, par les mains du prêtre.
Le silence exprime alors le respect et l’adoration : il n’y a plus de mots face à un si grand mystère, celui d’un Dieu qui s’abaisse jusqu’à s’offrir à nous sous l’apparence d’un petit morceau de pain.
Dans un monde si bruyant et rempli de distractions, le silence est un trésor à (re)découvrir et une respiration pour l’âme. Et c’est souvent dans le silence que Dieu opère les plus grands miracles !
Pour creuser ce sujet, nous vous recommandons “La force du silence”, un livre du Cardinal Sarah sur ce sujet.
Est-on obligé de savoir chanter pour aller à la messe ?
Non, il n’est pas obligé de savoir chanter… Et heureusement ! Car ce serait discriminant et contraire à l’Evangile qui s’adresse à tous. En revanche si vous chantez vraiment faux, peut-être évitez pour votre voisin de chanter trop fort :)
La messe n’est pas un concert où l’on doit maitriser le chant, aucune pression ne repose sur l’assemblée. L’essentiel est de participer de tout cœur. Et se laisser porter lorsqu’on a la chance d’avoir une belle chorale qui accompagne la liturgie*…😉
Non, pas du tout… et heureusement ! La messe n’est pas un concert, et personne ne vient y passer une audition. Le chant aide la communauté à entrer dans la prière, à louer Dieu et à vivre la liturgie d’un même cœur.
Il n’est donc pas nécessaire de “bien chanter” pour participer. L’essentiel est de prier avec l’assemblée, chacun comme il peut. Si vous chantez vraiment faux, évitez peut-être juste de chanter trop fort…
Et lorsque la messe est accompagnée par une belle chorale, on peut aussi simplement se laisser porter.
À quoi sert l’encens à la messe ?
L’encens est un signe de prière, de respect et de sacré. Sa fumée qui monte progressivement rappelle la prière des fidèles qui s’élève vers le Seigneur !
Dans la Bible*, il est notamment utilisé dans les grandes prières liturgiques du peuple hébreu. Il fait aussi partie des dons offerts par les mages à la naissance de Jésus, avec l’or et la myrrhe.
À la messe, l’encens est utilisé à certains moments clés pour honorer la présence de Dieu. On encense :
- l’autel, parce qu’il représente le Christ et le lieu du sacrifice eucharistique ;
- l’Évangile, parce qu’il est la Parole de Dieu ;
- le prêtre, parce qu’il préside la célébration au nom du Christ ;
- l’assemblée, parce que les fidèles, par leur baptême, appartiennent à Dieu et participent eux aussi à la prière de toute l’Église.
L’encens rappelle ainsi que la messe n’est pas une simple réunion humaine : elle est une action sacrée, tournée vers Dieu, où toute l’Église élève sa prière vers le ciel.
Où peut-on s’asseoir dans l’église ?
Contrairement à l’opéra ou au stade, on peut s’asseoir librement sur les bancs ou les chaises prévus pour l’assemblée : )
Certaines places peuvent toutefois êtres réservées selon les célébrations, notamment pour la chorale ou d’autres personnes, en générale à proximité du choeur* et de l’autel*.
N’hésites pas à venir en avance pour être sûr d’avoir une place assise !
Début de la célébration
Pendant la messe, où chacun est-il placé ?
Pendant la messe, l’assemblée des fidèles se place généralement dans la nef, l’espace central où se trouvent la plupart des bancs.
Le prêtre, les diacres et les servants d’autel se tiennent dans le chœur, près de l’autel. C’est là que se déroulent les grands moments de la célébration.
L’autel est le lieu central de la messe, car c’est là qu’est célébrée l’Eucharistie.
Le tabernacle, lui, est le lieu où sont conservées les hosties consacrées. Une petite lumière rouge indique la présence réelle du Christ.
Une équipe d’accueil se tient à l’entrée, pour répondre à toutes vos questions. Leur joie est que vous veniez les voir !
Cette organisation aide à distinguer les différents espaces de l’église, tout en rappelant que toute l’assemblée participe pleinement à la messe.
À quoi servent les servants d’autel ?
Les servants d’autel ou “enfants de chœur” aident le prêtre pendant la messe et participent au bon déroulement de la célébration.
Ils peuvent porter certains objets liturgiques, comme la croix, les cierges, l’encensoir ou le missel. Ils aident aussi à préparer l’autel et accompagnent les grands moments de la liturgie.
Leur rôle est discret, mais important : ils soutiennent le prêtre et aident toute l’assemblée à prier dans un climat d’ordre, de beauté et de recueillement.
Pourquoi entend-on du latin ou d’autres langues à la messe ?
À la messe, on peut entendre plusieurs langues anciennes, comme le latin, le grec ou l’hébreu, parce qu’elles appartiennent à l’histoire de la foi chrétienne et de la liturgie.
Le latin occupe une place particulière : il est la langue traditionnelle de l’Église catholique romaine. Il reste présent dans certaines prières et certains chants liturgiques, comme le Gloria, le Sanctus ou l’Agnus Dei. Son usage rappelle l’unité de l’Église à travers les pays, les cultures et les siècles.
Le grec apparaît notamment dans l’expression Kyrie eleison, qui signifie : “Seigneur, prends pitié.”
L’hébreu, langue de la Bible (hébraïque), se retrouve dans des mots comme Amen, Hosanna ou Alleluia.
Ces langues ne sont pas là pour compliquer la messe. Elles rappellent que la prière de l’Église s’enracine dans une tradition très ancienne, transmise depuis les premières communautés croyantes. Elles manifestent aussi l’universalité de l’Église, qui rassemble des fidèles de toutes les langues et de tous les peuples.
Liturgie de la Parole
Quelle est la différence entre l’Ancien et le Nouveau Testament ?
La Bible chrétienne est composée de deux grandes parties : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament.
- L’Ancien Testament rassemble les livres écrits avant la venue de Jésus-Christ. Ils racontent la Création, l’histoire du peuple d’Israël, l’Alliance avec Dieu, la Loi, les prophètes et l’attente du Sauveur.
- Le Nouveau Testament rassemble les livres écrits après la venue de Jésus-Christ. Ils comprennent les quatre Évangiles, les Actes des Apôtres, les lettres des apôtres (Paul, Pierre, Jean…) et le Livre de l’Apocalypse. Ils racontent la vie, la mort et la résurrection de Jésus, la naissance de l’Église, l’enseignement des apôtres et l’espérance de son retour dans la gloire à la Fin des Temps.
Pour les chrétiens, l’Ancien Testament prépare la venue du Christ, et le Nouveau Testament l’accomplit.
Pourquoi trace t-on 3 croix sur nous avant l’Évangile ?
Avant la lecture de l’Évangile, les fidèles tracent trois petites croix : sur le front, sur les lèvres et sur le cœur.
Ce geste est une prière silencieuse. On demande à Dieu que l’Évangile touche tout notre être :
- notre intelligence, pour le comprendre ;
- nos lèvres, pour pouvoir l’annoncer avec justesse ;
- notre cœur, pour le garder profondément en nous.
C’est une manière simple de se préparer à écouter la Parole du Seigneur qui va être proclamée.
Qu’est-ce que l’homélie ?
L’homélie, que l’on appelle parfois “sermon”, est le commentaire des lectures bibliques, en particulier de l’Évangile, pendant la messe.
Elle est donnée par le prêtre ou le diacre. Son but est d’aider les fidèles à mieux comprendre la Parole de Dieu et à voir comment elle peut éclairer concrètement leur vie.
Selon le célébrant, elle peut être plus ou moins longue… et plus ou moins passionnante 🙂
Mais son rôle reste essentiel : faire le lien entre la Bible entendue à la messe et notre vie quotidienne.
Qu’est-ce que la prière universelle ?
La prière universelle est le moment de la messe où l’assemblée présente à Dieu les besoins de l’Église, du monde et des hommes.
On y prie par exemple pour les responsables de l’Église, les dirigeants politiques, les personnes pauvres, malades ou en difficulté, les défunts, et les intentions particulières de la communauté.
Après chaque intention, les fidèles répondent par une courte invocation, comme :
« Seigneur, écoute-nous. »
On l’appelle “universelle” parce qu’elle nous rappelle que la prière chrétienne ne se limite pas à nous-mêmes ou à nos proches : elle s’ouvre à toute l’Église et au monde entier.
Liturgie Eucharistique
À quoi sert la quête ? Est-ce pour payer le prêtre ?
La quête est l’offrande libre des fidèles pour soutenir concrètement la vie de l’Église.
Elle sert à financer les besoins de la paroisse : chauffage, électricité, entretien de l’église, matériel liturgique, actions de solidarité, missions pastorales… Elle contribue aussi à la vie matérielle des prêtres.
Donner à la quête c’est donc participer, chacun selon ses moyens, à la vie de la communauté chrétienne.
*« Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9,7)
Qu’est-ce que le “Sanctus” ?
Le Sanctus est une grande acclamation chantée ou récitée au début de la prière eucharistique. Son nom vient du latin sanctus, qui signifie “saint”.
Avec ce chant, toute l’assemblée proclame la sainteté de Dieu, en union avec les anges et toute l’Église :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers ! » Petite note, ici on répète trois fois le mot “Saint” pour chacune des personnes de la Trinité (le Père, le Fils, l’Esprit Saint).
Ces paroles reprennent des expressions de la Bible, notamment chez le prophète Isaïe, ainsi que les acclamations adressées à Jésus lors de son entrée à Jérusalem.
Le Sanctus nous prépare ensuite au cœur de la messe : la consécration, où le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang du Christ.
Pourquoi se mettre à genoux au moment de la consécration ?
On se met à genoux au moment de la consécration par respect, adoration et humilité devant Jésus, rendu présent dans l’hostie consacrée.
«(…)afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame “Jésus Christ est Seigneur”, à la gloire de Dieu le Père.» (Philippiens 2,10)
Pour les catholiques, lorsque le prêtre prononce les paroles de Jésus, « Ceci est mon Corps ; Ceci est mon Sang », ****le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang du Christ. Ce n’est donc pas un simple symbole : le Christ Jésus se rend présent sur l’autel.
Se mettre à genoux est une manière de reconnaître cette présence réelle. Le corps exprime ce que le cœur croit : Jésus est là, et je l’adore.
Bien sûr, les personnes qui ne peuvent pas s’agenouiller pour des raisons de santé peuvent rester assises ou debout avec respect. L’essentiel est la disposition intérieure : se tenir devant Dieu avec foi, gratitude et adoration.
Pourquoi le pain et le vin ne se transforment-ils pas matériellement en Corps et Sang de Jésus ?
Dans l’Eucharistie, l’Église catholique croit que Jésus devient réellement présent sous les apparences du pain et du vin. C’est ce qu’on appelle la transsubstantiation*.
Cela signifie que le pain et le vin deviennent vraiment le Corps et le Sang du Christ, mais sans changement visible : ils gardent le goût, la forme, la couleur et l’apparence du pain et du vin.
La transformation n’est donc pas physique ou chimique. Elle est sacramentelle : elle touche la réalité profonde (la substance) du pain et du vin, que seule la foi reconnaît. Le Christ est présent en son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité dans l’Eucharistie.
Les miracles eucharistiques, où le pain ou le vin ont parfois changé d’apparence, sont des signes exceptionnels que Dieu donne. La règle normale du sacrement reste que Jésus est réellement présent sous les apparences du pain et du vin.
Pour aller plus loin, lisez cet article sur Aleteia.
Qui peut recevoir la communion ?
Dans l’Église catholique, la communion est reçue par les fidèles catholiques baptisés, préparés à ce sacrement, et disposés à le recevoir.
Cela suppose notamment de croire que Jésus est réellement présent dans l’Eucharistie, d’être en communion avec l’Église, et de ne pas avoir conscience d’un péché grave non confessé.
L’Église demande aussi de respecter le jeûne eucharistique : ne pas manger ni boire, sauf de l’eau ou des médicaments, au moins une heure avant la communion.
Si vous ne pouvez pas communier, vous pouvez vous avancer les bras croisés sur la poitrine pour recevoir une bénédiction*.
Dois-je communier dans la main ou dans la bouche ?
L’essentiel est de communier avec foi, respect et recueillement, en ayant conscience que l’on reçoit le Corps du Christ. Le geste extérieur doit exprimer une disposition intérieure : accueillir le Seigneur avec humilité, adoration et gratitude.
Au moment de la communion, les fidèles s’avancent pour recevoir le Corps du Christ. Le prêtre, le diacre ou le ministre de la communion présente l’hostie en disant : « Le Corps du Christ ». Le fidèle répond : « Amen », puis reçoit la communion et consomme l’hostie aussitôt.
La communion peut être reçue dans la bouche ou dans la main, debout ou à genoux.
Là où la communion dans la main est autorisée, le fidèle présente ses mains avec respect, reçoit l’hostie, puis la porte lui-même à la bouche immédiatement, devant le ministre. L’Église rappelle aussi qu’il n’est pas permis de prendre soi-même l’hostie ni de se la transmettre de main en main.
Fin de la célébration
Quand peut-on sortir de l’église ?
La messe se termine après la bénédiction finale, l’envoi « Allez dans la paix du Christ », et le chant final. Il est préférable d’attendre la fin du chant final avant de sortir, car la messe forme un tout, que nous vivons tous ensemble.
Après l’envoi, on peut quitter l’église paisiblement. Certains restent encore quelques instants pour prier en silence et rendre grâce.
Vous ne l'avez pas encore ?
La Messe expliquée simplement.
Le Petit guide pour vivre la Messe est l'outil d'accueil idéal à offrir aux personnes qui entrent dans l'église pour découvrir la messe dominicale.
Père Benoît Pouzin
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