Skip to content Loading
mission

France, qu’as-tu fait de ton baptême ?

Emmanuel Brejon
France, qu’as-tu fait de ton baptême ?

De Clovis à Léon XIV, un même appel à la mission

Depuis le baptême de Clovis, l’histoire de France est profondément liée à celle de l’Église. Au fil des siècles, les papes se sont régulièrement adressés à la « fille aînée de l’Église » pour lui rappeler sa vocation : vivre de l’Évangile et l’annoncer aux nations.

Le voyage apostolique de Léon XIV remet cette question au cœur de l’actualité :

La France est-elle toujours consciente de sa mission et fidèle aux promesses de son baptême ?

« Et Dieu choisit la France… »

Tout a commencé à Reims, à la fin du Ve siècle, lorsque Clovis, roi des Francs reçut le baptême des mains de l’évêque saint Rémi. Cet événement a ouvert une page décisive de l’histoire de notre pays et fait du royaume de France l’allié privilégié de l'Église.

Plus de sept siècles plus tard, en écho à ce baptême, le pape Grégoire IX écrivait au roi saint Louis ces paroles particulièrement fortes :

Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Dieu choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse.

Lue aujourd’hui, cette affirmation peut surprendre. Mais elle ne doit pourtant pas être comprise comme un motif d’orgueil ou de supériorité. Dans l’Évangile, être choisi signifie toujours être envoyé. Et un grand don implique une grande responsabilité : servir, témoigner et transmettre fidèlement ce que l’on a reçu.

“Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités”, pour une référence plus récente ;)

Un héritage régulièrement rappelé

En 1884, dans une encyclique spécialement adressée aux Français (Nobilissima Gallorum Gens), Léon XIII revenait sur la vocation de la France sur son titre de « fille aînée de l’Église ». Il rappelait aussi la contribution de la France à l’annonce de l’Évangile, à travers ses saints, ses missionnaires et ses nombreuses œuvres de charité.

En 1922, dans la continuité de la consécration de la France à la Vierge Marie par Louis XIII en 1638, Pie XI confirmait Notre-Dame de l’Assomption comme patronne principale de la France et sainte Jeanne d’Arc comme patronne secondaire. En 1944, Pie XII proclamait également sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus patronne secondaire de notre pays.

À de nombreuses reprises, les papes se sont ainsi adressés aux catholiques français. Leurs paroles expriment une affection particulière, mais aussi une véritable exigence : un héritage chrétien ne peut rester vivant que s’il est accueilli, incarné et transmis aux générations futures.

« France, es-tu fidèle ? »

Le 1er juin 1980, au Bourget, saint Jean-Paul II prononçait cette phrase restée célèbre :

France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? 

Il ajoutait aussi : « France, Fille de l’Église et éducatrice des peuples », rappelant que sa mission dépasse ses propres frontières et s’adresse au monde entier.

Cette question n’était pas tournée vers le passé. Dans cette même homélie, le pape rappelait l’envoi du Christ à ses disciples :

Allez ! De toutes les nations faites des disciples. (Matthieu 28, 19)

Une mission pour aujourd’hui

Être fidèle à son baptême, ce n’est pas seulement préserver une histoire ou un patrimoine. C’est laisser le Christ transformer en profondeur notre vie pour oser témoigner de lui auprès de ceux qui ne le connaissent pas.

En ces jours où le pape Léon XIV visite notre pays, son voyage apostolique est un véritable signe d’espérance et un encouragement pour les catholiques de France à transmettre avec passion le feu de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.

La réponse aux appels des papes ne dépend pas uniquement des évêques, des prêtres ou des institutions… Elle commence avec chacun de nous, là où nous vivons : dans nos familles, nos paroisses, nos lieux de travail et nos rencontres quotidiennes. 

Car nous sommes l’Église !

Une prière fervente, une parole partagée, une invitation lancée ou une simple conversation peuvent ouvrir un chemin vers Dieu. La France ne restera fidèle à sa mission que si ses baptisés vivent pleinement de la grâce de leur baptême.

La question adressée à la France devient alors une question très personnelle :

Et toi, que fais-tu aujourd’hui de ton propre baptême ?

Pour aller plus loin

La lettre de Grégoire IX à saint Louis

L’encyclique Nobilissima Gallorum Gens de Léon XIII

L’homélie de saint Jean-Paul II au Bourget, le 1er juin 1980

Le programme du voyage apostolique de Léon XIV en France

France : la vocation de servir les Cœurs unis de Jésus et de Marie

Your cart
Your cart is empty
Have an account? Log in to check out faster.
Continue shopping Continue shopping
Cart total 0,00€
Product image Product information Quantity Product total